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Histoire de la compagnie d’arc de Braine.

A la mort de Charles-Robert, Henri son fils aîné, eu en partage le comté de Braine, et fut nommé comme son père, capitaine des cent-suisses de la garde du roi. Il forma, en 1616, du vivant de son père, la compagnie des arquebusiers de Braine, par des lettres datées du 6 juin. Louis XIII la confirma par des lettres-patentes signées à Paris en février 1624, avec les droits, prérogatives et exemptions dont jouissaient alors les compagnies des villes voisines. Autrefois, pendant la paix, le peuple français s’occupait généralement des exercices propres à entretenir et à stimuler l’ardeur guerrière (les parties de chasse et les joutes au champ-de-mars). Sous ceux de la troisième, les tournois et autres exercices dangereux leur succédèrent. Mais depuis le jour du fatal tournoi où Henri II perdit la vie, ces jeux firent proscrits, et les jeux d’arc et d’arquebuse les remplacèrent : le jeu d’arc, qui était le plus ancien, fut favorisé par Henri III.

Les compagnies avaient pour patron St-Sébastien. Le soissonnais était en quelque sorte le berceau de ce jeu, à cause des reliques de ce saint, qui sont déposés à la Ferté-Milon et à St-Médard de Soissons. L’abbé de cette dernière église était le président-né de toutes les compagnies établies dans le royaume. Ces compagnies étaient composées d’un certain nombre de gens habiles à manier l’arc, et qui prenaient le nom de « chevaliers ». Celui qui abattait d’un coup de flèche un oiseau attaché au bout d’une longue perche, était nommé chef, ou roy. L’usage de nommer rois des chefs de certaines associations datait du règne de Charles VI. Il y avait en ce temps un roi des merciers, un roi des violons, un roi des ribauds, un roi de la bazoche, etc. nos rois favorisaient ceux qui faisaient partie de ces compagnies en les exemptant de la taille, des subsides et d’impositions de toutes espèces, excepté de celle qu’on levait pour le rétablissement des fortifications en temps de guerre.

Le jeu de l’arquebuse eut bientôt la préférence sur le jeu d’arc, qui fut abandonné au peuple et relégué dans les faubourgs. Les compagnies de l’arquebuse, formées primitivement dans un but utile, se réunirent plus tard, pour se livrer à des exercices de pur amusement. Chaque compagnie avait des jeux particuliers et des jeux publics. Les membres ou chevaliers se rendaient, lorsqu’ils le jugeaient convenable, à la salle de leurs réunions ou à celle du jeu d’arc, pour tirer sur une carte attachée à un but. Chaque ville proposait un prix à tour de rôle, et tous les chevaliers de la même province y concouraient : c’est ce que l’on appelait les jeux publics. Au jour indiqué, chaque compagnie précédée de son capitaine, arrivait au rendez-vous avec un pompeux appareil et en uniforme. Il y avait des signes distinctifs qui indiquaient la ville d’où l’on sortait et le sobriquet des habitants. La compagnie de Soissons avait à sa tête un homme qu’on avait dressé à contrefaire le bailleur, c'est-à-dire qu’il avait l’attitude d’un désoeuvré ; celle de Neuilly-Saint-Front était précédée par un homme qui faisait le fou et semait du sable ; la compagnie de Crépy faisait porter un cochon dans une cage ; ce qui donna lieu au dicton : « Les cochons de Crépy » ; celle de Braine avait un corbeau (on dit aussi « Les corbeaux de Braine »). La compagnie de la Ferté-Milon avait un piemard, oiseau dont elle porta le sobriquet, et que l’on ne rencontrait guère que dans la forêt de Retz ; Ces 3 dernières compagnies, de Crépy, de la Ferté-Milon et de Braine ont toujours été les plus distinguées de la province du Valois. Ces jeux furent défendus en 1735, à cause des dépenses énormes auxquelles ils entraînaient, et qui ruinèrent plusieurs familles ambitieuses de soutenir ces disciplines.

(« Braine et ses environs » de Stanislas Prioux 1846)

 

                                                                                                                                                                       

Saint Sébastien, patron des archers

Après quelques recherches par rapport à l'histoire de St Sébastien, on peut s'apercevoir qu'il existe plusieurs variantes d'histoire. Certaines se recoupe avec d'autres mais on ne connait pas vraiment l'histoire originale. Voici donc une des origines de St Sébastien.

 

Saint Sébastien naît aux alentours de 260 à Narbonne, d'un noble du pays et d'une dame de Milan, tous deux fervents chrétiens. Peu après, les parents de Sébastien s'installent à Milan. Lorsqu'il atteint l'âge adulte, la 9ème persécution envers les chrétiens éclate à Rome ; Sébastien s'y rend afin de mettre sa foi à l'épreuve.

Bien que n'ayant aucune attirance pour le métier des armes, il s'engage dans l'armée afin d'avoir les mouvements plus libres et des entrées faciles, ce qui lui permet de venir plus aisément en aide aux chrétiens martyrisés. Remarqué par l'empereur Dioclétien il est nommé capitaine de la garde Prétorienne.

On prête à Sébastien plusieurs guérisons miraculeuses : l'application de la Croix sur les lèvres de Zoé, muette depuis 6 ans lui rend la parole ; Chromace, préfet de Rome, souffrait des atteintes de la goutte ; Sébastien le guérit et le baptise, lui et toute sa famille. Environ 1400 soldats suivent alors son exemple.

En 288, Dioclétien lui reproche sa conduite et tente de le persuader d'abjurer sa foi, Sébastien refuse. Dioclétien ordonne alors aux soldats Mauritaniens - habiles à l'Arc - de se saisir de lui et de le mettre à mort. Sébastien est lié à un arbre et ses propres archers lui tirent dessus le laissant pour mort. C'est alors qu'Irène, veuve du martyr Catule, venant donner une sépulture à Saint Sébastien, s'aperçoit qu'il respire ; il est vivant ! (Certains pensent que ses hommes, en raison de l'affection qu'ils avaient pour lui, évitèrent soigneusement de toucher un organe vital).

Transporté chez Irène, Sébastien guérit et se rend devant l'empereur pour lui reprocher sa conduite et son incroyance. Celui-ci le fait bastonner et ordonne que l'on jette son corps dans les égouts afin que les chrétiens ne puissent à nouveau le "ressusciter", cela se passe le 20 janvier. Une chrétienne, Lucine, retrouve sa dépouille. Il reçoit une sépulture dans les catacombes, non loin du tombeau de Saint Pierre ; Une église sera construite sur son tombeau.

 

Le culte de Saint Sébastien

Initialement, Saint Sébastien était un Saint fondateur ; c'est au 7ème siècle qu'il devient un saint guérisseur ; en 680, il est invoqué pour délivrer Rome d'une grande peste et garde un rôle protecteur au moyen-âge.

Saint Sébastien est le patron des archers et en 825, sous le règne de Charles le Chauve, le Pape Eugène II confie aux archers le transfert de ses reliques dans l'abbaye royale de Saint Médard, à Soissons.

Dans les Compagnies de Tir à l'Arc respectueuses des traditions, Saint Sébastien se trouve présent de façon quasi - quotidienne ; Dans certaines compagnies se trouve un " tronc de Saint Sébastien " où chaque archer condamné symboliquement pour des motifs tels que proférer des grossièretés sur le pas de tir, ne pas saluer avant de lancer sa première flèche ou oublier un objet quelconque dans les locaux de la compagnie verse la somme correspondant à son amende.

La confrérie de Saint Sébastien est la gardienne des reliques du saint patron des archers, conservées à l'abbaye Saint Médard à Soissons.

                                                                                                                                                                        

Traditions et coutumes

 

Chaque compagnie possède son propre règlement intérieur qui vient compléter les règlements généraux appliqués à toutes les sociétés d’arc. Tous les membres de la compagnie, sans exception, doivent respecter les règles traditionnelles. Ils ont tous les mêmes droits et devoirs. Une des premières règles est la courtoisie. Avant le début des tirs, l’archer doit se découvrir (s’il a un couvre-chef) et saluer les autres membres de la compagnie avec la formule consacrée : « Mesdames (si il y en a), Messieurs, je vous salue ». Cette formule peut être également «  Ami(es) archers, je vous salue ». Les règles de préséance veulent que, dans la plupart des manifestations, les archers les plus anciens aient le pas sur les autres. Ils viennent immédiatement après les officiers. Le Roy de l’année passe avant le capitaine en exercice.

Chaque compagnie possède un drapeau à ses couleurs et dessins, ainsi que des insignes distinctifs (badges, écussons, macarons, etc …). Une tradition veut qu’un arc tombé à terre ne soit jamais enjambé : l’arc étant considéré comme un être vivant, on lui doit le même respect.

Une des plus vieilles traditions de la compagnie d’arc (dont les plus anciennes remontent au Xème siècle) veut que les archers considérés par leurs pairs comme les plus dignes d’estimes (non pas en tant qu’archer mais en tant qu’homme) entrent dans la chevalerie d’arc, à la suite d’une petite cérémonie d’initiation. Tout tireur à l’arc doit tendre à faire partie de cette élite morale que constitue la chevalerie d’arc. Il n’est aucunement obligé d’être un champion pour être chevalier, mais simplement d’avoir de solides qualités humaines (loyauté, franchise, camaraderie).

Cette ancienne tradition tire ses origines de ce que, vers l’an 930, l’évêque de Soissons fit chevaliers (c’est-à-dire permit de monter à cheval) quelques archers qu’il dépêcha à Rome afin d’en rapporter le corps de St-Sébastien, le patron des archers.

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